A.S.B.L. "ACTION SENEGAL" - www.actionsenegal.be
Accueil du site > 06.Les nouvelles du Sénégal. > 2006, année internationale de la lutte contre la désertification

Sénégal - Mali

2006, année internationale de la lutte contre la désertification

des villages en demande d’aide au Sénégal et au Mali

samedi 25 mars 2006, par Marie-Pierre Decocq - Néné Camara

La désertification est considérée comme l’une des problématiques environnementales les plus préoccupantes du XXIè siècle. Par désertification, on entend la dégradation des terres en zones arides par suite de divers facteurs ( climat - activités humaines ). Cette dégradation des terres arides est une entrave au développement des pays pauvres.

Dans un article du site, nous avions fait mention en septembre 2005 par les informations reçues par Mamadou que près de 200 000 personnes des banlieues pauvres et surpeuplées de Dakar étaient les pieds dans l’eau, dans des conditions sanitaires déplorables et dans l’indifférence la plus totale des médias occidentaux. Ces nouveaux quartiers nés de l’exode rural se sont installés dans des dépressions où les eaux de pluie ne peuvent s’évacuer en l’absence de réseau d’assainissement des eaux usées. Cette eau ne peut non plus s’infiltrer dans un sol durci par la sécheresse. Cette situation dramatique a suffi à multiplier les cas de choléra par dix par rapport à la moyenne.

Le développement des villages en brousse au niveau de la santé et de l’éducation est donc primordial pour éviter l’exode rural et ce genre de problème, que ce soit dans la banlieue de la capitale du Mali à Bamako ou dans la banieue de Dakar, capitale du Sénégal.

JPEG - 8 ko
sur la route principale " Kidira - Kayes "

Notre ASBL est très attentive par rapport à ce problème et ne met pas de côté des demandes d’aide de certains villages dont nous connaissons les chefs ou les notables ... parce qu’il est important de travailler en partenariat avec des personnes de confiance.

Dernièrement, nous avons reçu des lettres de trois villages en demande d’aide au Sénégal et au Mali : Samalofira, Lany Tounka, N’Diawara

JPEG - 6.2 ko
A travers la brousse

SAMALOFIRA

Village malien de 1250 habitants, qui se situe à 69 km de Bamako. On ne peut atteindre ce village que par la piste qui n’est pas toujours praticable. Nous connaissons Koufécou Traoré, originaire de ce village, qui nous a envoyé une lettre le 4 décembre 2005 pour demander de l’aide pour la réparation du barrage construit en 1990 avec de très petits moyens financiers ; en effet, celui-ci risque de céder et cela pourrait entraîner des effets néfastes très graves sur l’environnement social. Cette rénovation coûterait 5 171 225 f CFA ( ou 7 895 € d’après le devis ). Ce barrage situé le long du " Faragué ", sous-affluent du Niger permet au village d’avoir une réserve d’eau pendant toute l’année. Il est clair qu’entre mars et juin, à la saison sèche, sans cette réserve, il serait impossible de cultiver mil/riz/légumes/bananes/ , d’irriguer les périmètres , d’abreuver le bétail et de vivre tout simplement. Actuellement, les villageois ont beaucoup de mal socialement parlant... ils quittent donc le village pour rejoindre Bamako où ils vivent entassés les uns contre les autres... beaucoup perdent espoir !

Quelques phrases de la lettre de Koufécou Traoré : "...la vie ne vaut rien, mais hélas ! rien ne vaut la vie et pourtant nous existons malgré tout ..." " ...Nous ne pouvons pas aller au delà de nos moyens ...Lorsqu’on n’a pas les moyens, il faut cesser de rêver ! Du courage, j’en ai besoin dans le combat noble que je mène au quotidien dans la recherche d’un monde où les souffrances humaines seraient moindres..."

L’école de ce village demande une rénovation et manque cruellement de matériels didactiques

LANY TOUNKA

JPEG - 38.5 ko
un habitant de Lany
JPEG - 41 ko
A Lany Tounka

Village malien qui se situe à 80 km de Kayes, le long du fleuve Sénégal. Les villageois se partagent entre les activités agricoles, pastorales et pour un petit nombre piscicoles. Le village est équipé d’un centre de santé qui est en demande d’aide au niveau des médicaments de premiers soins, d’une école sous-équipée depuis 1986 ; une coopérative s’est constituée également pour la gestion d’un périmètre de cultures ( bananeraie - cultures maraîchères ) > la production est destinée aux villageois. Nous connaissons bien les villageois et notamment Dramane Sidibé, responsable de la coopérative et son épouse Assetou - Djénéba Konaté, infirmière du village et son mari Modiba - Moussa Camara, pêcheur du village.

Malgré l’aide de l’ASBL apportée en janvier 06 pour l’achat de pièces pour le tracteur du village, nous savons que le village connaît des difficultés dans différents domaines :

- Manque d’étanchéité du réseau d’irrigation pour le périmètre de cultures
- Réflexion sur un nouveau système ( traction animale ? ) pour remonter l’eau du fleuve vers le périmètre pour l’irrigation afin d’éviter l’utilisation des carburants avec le groupe électrogène
- Trop peu de plantation d’arbres pour le bois et les fruits
- Manque de matériel scolaire et matériel didactique pour l’école
- Manque de médicaments de premiers soins et matériel médical

N’DIAWARA

JPEG - 14.1 ko
Dans la brousse...
Ces enfants attendent les restes de nourriture

Village qui se situe dans l’une des régions les plus arides au nord du Sénégal, non loin de Podor à la frontière mauritanienne. Nous connaissons le chef du village, le directeur de l’école ( Mamadou Ndao ) et l’instituteur Alassan Yaya qui lui, nous envoie régulièrement des nouvelles de son village. L’école où il travaille est composée de 6 classes dont l’une est construite en branchages. Ce village est en demande d’aide au niveau de l’agriculture , de l’enseignement et de la santé.

Lors de notre voyage en avril 06 pour les actions concrètes à Keur Gondé, nous serons également en prospection pour les projets futurs de l’ASBL et serons amenés à visiter divers villages de brousse.

Nous savons qu’après diverses réunions tenues dans le village pour préparer notre arrivée, les villageois et les responsables de l’école de N’diawara nous attendent et nous réservent un accueil hors du commun que nous vous dévoilerons en photos à notre retour !

C’est avec l’école de ce village que Luc a entamé une correspondance avec ses élèves de 3ème primaire de Flobecq ; et suite aux relations entretenues depuis quelques mois, N’Diawara va accueillir Emilie et pim ( membres adhérents de l’ASBL ) qui ont un projet personnel pour le Sénégal et le Mali à partir de Novembre 2006.

François, Jean-Philippe et moi-même tenons à faire un bon choix pour le projet futur de l’ASBL sans pour autant abandonner le village de Keur Gondé ... La visite de N’diawara présentera peut-être ou sans doute des critères qui nous inciteront à choisir ce village au programme de développement. En sachant que des membres ( Mathilde et Benoît en mai-juin-juillet 06 / Emilie et Pim en début d’année 2007 )seront présents quelques mois à N’diawara et iront jusque Lany et Samalofira au Mali, cela facilite la tâche de l’ASBL pour la supervision et les comptes-rendus des projets. Observations, échanges , rencontres, étude des besoins (pour leur permettre de vivre selon leurs ressources) feront partie de notre programme pendant notre périple au Sénégal en avril prochain

Marie-Pierre

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0