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Départ en taxi-brousse avec Pim et Emilie ...Etapes 1 et 2 !

vendredi 19 janvier 2007, par Marie-Pierre Decocq - Néné Camara

Après avoir écouté le récit de Mathilde ( Mao ) dans le parc de l’institut St Luc concernant son projet pour l’ASBL avec Ben à Keur Gondé, après avoir découvert des panneaux explicatifs sur les projets du groupe solidarité dans le hall d’entrée de l’école, ainsi qu’une petite exposition de travaux à la gouache sur l’Art Africain, Emilie, très sensible aux problèmes en Afrique, s’est sentie attirée vers un projet concret à partager avec son ami Pim après ses études en option ’ Art Concept ’

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Pim et Emilie

Dès lors, au sein de l’ASBL , Pim et Emilie se sont investis sans compter dans toutes nos actions ici : stand d’artisanat à la marche des jonquilles, stand d’artisanat à la foire aux artisans à Hollain, aide dans l’organisation des repas de l’ASBL, vente des tee-shirts , jusqu’à une intervention dans une église de la région pour venir en aide au niveau des soins de santé de mère Disquette, maman d’Oumou parrainée au départ par le groupe solidarité de St Luc.

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Stand d’artisanat à la marche des jonquilles

C’est à partir de juin dernier, qu’ensemble nous avons réfléchi sérieusement à un programme d’actions au Sénégal et au Mali par rapport aux projets 2006-2007 de l’ASBL >>> à N’Diawara, Thienel, Samalofira, Lany Moody, Keur Gondé et Yeumbel/Guediawaye.

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Naissance de Boubacar

Le 5 novembre, Pim dit Boubacar-Abou s’est envolé pour Dakar et il a été rejoint par Emilie dite Kadhia le 26 novembre 07.

Après avoir écouté dans de nombreuses discussions, des récits, des anecdotes, des expériences vécues ; après avoir vu des photos, des reportages,.... ils vivent maintenant la réalité sur le terrain qui n’est pas facile tous les jours !

Pim et Emilie nous relatent qu’à part le riz, le mil et les lentilles, les villageois n’ont rien à manger ; eux-mêmes y rajoutent de la poudre de lait et un peu d’eau ... IL manque cruellement de fruits et de légumes ! Les villageois boivent l’eau du fleuve...

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Emilie dite Kadhia , la veille du départ

PREMIERE ETAPE : N’Diawara

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Le puits en avril 2006 lors de notre visite

Dans l’article ’ Notre carnet de voyage en avril 2006 ’, nous avions relaté la visite du village de N’diawara près de Podor ; en effet, connaissant Alassane, enseignant à l’école du village , une correspondance s’était établie entre l’école de Flobecq et l’école de N’Diawara où l’accueil par les tribus ’peuls’ avait été fabuleux et émouvant. Avec notre équipe, après un rassemblement avec tous les villageois où le chef et les responsables ont développé les besoins urgents du village, nous avions visité le dispensaire, l’école, le terrain de cultures. Suite à cette visite fort intéressante, en collaboration avec l’infirmière en chef du dispensaire, il s’avérait que le besoin le plus urgent était de recouvrir le puits d’un couvercle et de l’équiper d’une pompe suite aux décès dus à l’eau contaminée ; en effet, depuis un an, les villageois déversaient de l’eau de javel dans le puits tous les jours pour pouvoir la boire.

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Fabrication du couvercle du puits

En novembre et décembre 06, Pim et Emilie ont fait les démarches pour l’achat des matériaux et de la pompe.

Avec les villageois, ils ont mis tout en oeuvre pour que ce travail soit effectué fin décembre et c’est chose faite au grand plaisir des villageois, la pompe est placée !

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La satisfaction après les négociations, les déplacements, les achats ...ça y est ! la pompe est placée ...

DEUXIEME ETAPE : Thienel

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Case de Pim et Emilie à Thienel

Thienel Sakhobé est un petit village de brousse, sans eau courante et sans électricité, situé dans le département de Podor dans le Fouta au nord du Sénégal. Ce village est très enclavé comme beaucoup d’autres dans la région. Pour atteindre celui-ci, c’est le vrai parcours du combattant ! Il faut prendre un taxi-brousse jusque Dodel ; là, il faut prendre une charrette jusqu’au premier fleuve : le Gao ; ensuite , le traverser en pirogue sur laquelle il faut placer la charrette et les bagages . Le cheval doit nager à côté de la pirogue pour arriver de l’autre côté. A nouveau, il faut repartir en charrette jusqu’au deuxième fleuve : le Guêlonga, où il faut reprendre la pirogue pour enfin arriver au village après une heure trente environ en sachant que les pistes de terre sont très bosselées.

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Traversée du Gao

Quelques extraits du journal de bord d’Emilie et Pim

" ... quelques anecdotes que nous avons vécues sur la route de Thienel : la crevaison d’un pneu, le cheval fatigué n’ayant plus la force d’avancer dans l’eau ..." disent Pim et Emilie . Et ils rajoutent : " il faut être vigilent car si l’on rentre trop tard lorsque la nuit est tombée, seule la lune peut nous éclairer...

A l’arrivée dans le village, après quelques jours de discussions , nous constatons très vite les différents problèmes vécus au quotidien par les villageois .

Et après avoir séjourné deux mois dans le village, nous pouvons vous communiquer que :

> AU NIVEAU DE LA SANTE :

*Des jeunes femmes sont décédées en donnant la vie en raison du manque de matériel . Nous avons été aussi confrontés à des cas d’urgence : une main d’un maçon totalement infectée - la main d’une fille perforée par une nageoire de poisson - une jeune femme ayant un abcès au sein et ne pouvant plus allaiter son bébé de trois semaines. Nous avons dû conduire ces personnes à Démette, au dispensaire le plus proche ". Un petit garçon , Saïdou Bâ dont la jambe était trop infectée a dû être transporté jusque l’hôpital de St Louis où il a subi une amputation.. il était trop tard malheureusement ; il a reçu une prothèse mais les parents aimeraient qu’on lui ramène des béquilles en avril...

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Le petit Saïdou et Emilie-Kadhia

C’est pourquoi nous jugeons qu’il est urgent d’aider le dispensaire en apportant des médicaments de premiers soins et du matériel , en rénovant le bâtiment . Pour l’apport des médicaments, nous avons les coordonnées du médecin-chef du département de Podor qui peut nous donner la liste des médicaments nécessaires et utilisés par les matrones. Deux matrones ont été formées et l’une d’elles est plus spécialisée pour les accouchements ; elle s’appelle Athia.

> AU NIVEAU DE L’ECOLE

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Ecole de Thienel avec la cantine sur la droite
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A la cantine de l’école de Thienel
Pendant le séjour de Pim et Emilie, l est arrivé qu’il manquait de bois pour cuisiner ; les enfants n’ont donc pas eu à manger . La plupart du temps, l’alimentation n’est pas du tout équilibrée ( manque de vitamines, fruits, légumes ...)

Nous avons entrepris la réparation de l’abri qui sert de cantine ainsi que des travaux de rénovation des bancs, des murs et des quatre tableaux des deux classes. Emilie a peint l’alphabet, les nombres, la carte d’afirque ...sur les murs et a accroché la fresque offerte par les élèves de St Luc transportée par Manon en juillet dernier.

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Classe d’Alassane à Thienel . En arrière-plan, une fresque réalisée par les élèves de St Luc

Emilie a réalisé des beaux objets d’artisanat avec les enfants que nous vous transmettrons en avril afin de les vendre ; nous avons expliqué aux enfants que cette somme d’argent servira à acheter des cahiers et du matériel scolaire.

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Atelier d’artisanat et peinture avec les enfants du village

Ce ne serait pas, non plus, un luxe de leur offrir un meuble pour entreposer le matériel scolaire que nous avons ramené ainsi que deux chaises pour qu’enfin, les deux enseignants Alassane et Ibrahima puissent s’asseoir ! Quelques livres et manuels didactiques sont les bienvenus pour permettre à tous ces enfants de lire et d’enrichir leur savoir.

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Rénovation dans les classes
Rénovation des bancs, des murs et des tableaux

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Pim et Emilie appliquent la couche de fond sur les murs
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Les nombres

> AU NIVEAU DE L’AGRICULTURE

La demande majeure des villageois au cours des réunions est la réparation des motopompes utiles pour l’irrigation de leurs champs ; pour cela , il faut contacter Monsieur Amadou Sarr à Démette. Les femmes aimeraient une clôture pour leur potager car sans cela, les chèvres et les moutons viennent sans arrêt dévorer leurs cultures.

Nous avons commencé une petite pépinière d’oignons dans le réduit du forage, seul endroit clôturé du village

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Mise en place d’une pépinière d’oignons avec les villageois dans le réduit près du forage

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la pépinière début janvier 07

> AU NIVEAU DU DESIR D’AUTONOMIE

Les jeunes femmes aimeraient pouvoir coudre pour vendre quelques vêtements au marché hebdomadaire de Dodel ; cela leur permettrait d’avoir une activité mais aussi de gagner de l’argent pour vivre mieux et être plus autonomes .

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une villageoise de Thienel qui pile le mil

LES BESOINS REELS DU VILLAGE DE THIENEL

POUR LE DISPENSAIRE :

Comme la seule partie du bâtiment qui a été construite n’est pas terminée au niveau des finitions. Il serait donc nécessaire de terminer les travaux et financer :

- 3 portes en fer
- 3 fenêtres en fer
- 1 tonne de ciment
- 1 camion de sable
- 2 seaux de peinture
- 11 tôles
- 6 barres de fer n°8
- 2 tables en fer
- 4 chaises et Trois lits
- 1 armoire
- 1 balance
- Apport de médicaments de premiers soins, balance, thermomètres ...

Coût estimé d’après les devis reçus : 1 600 euros

POUR L’ECOLE :

- 1 meuble
- 2 chaises
- livres et manuels didactiques Coût estimé d’après les devis pour le meuble et les 2 chaises : 130 euros + achat de manuels didactiques - livres - matériel scolaire

POUR LE TERRAIN DE CULTURES :

- Clôture pour 5 ou 10 hectares ( 15 ou 30 rouleaux de clôture )

Coût pour clôturer 5 hectares : 525 000 f CFA ou 800 € 10 hectares : 1 050 000 f CFA ou 1 600 €

Coût pour clôturer 2 hectares > 6 rouleaux : 210 000 f CFA ou 320 €

- Réparation d’une ou deux motopompes

Coût pour réparer 1 motopompe : 1500 à 2500 euros selon les pièces à changer Coût de l’achat d’une petite motopompe neuve : 1 000 000 f CFA ou 1550 € +ou-

POUR L’AUTONOMIE :

- Achat de 5 machines à coudre

Coût pour l’achat de 5 machines à coudre : 250 000 f CFA ou <+ou- 400 €

- Fond de caisse pour l’achat des tissus

CONCLUSION :

Une équipe de l’ASBL se rendra dans ce village en avril 2007 accompagnée d’un médecin qui pourra rencontrer le medecin-chef du département de Podor et ainsi mettre au point les actions futures au niveau de la santé.

Afin d’établir des plans d’action, des réunions avec responsables et villageois auront lieu dans les mois suivants ; et au cours de celles-ci, des personnes seront nommées pour chaque poste ( terrain de cultures - gestion de l’atelier de couture et de la vente des produits - l’école )

Pim et Emilie, membres ainsi que l’équipe de l’ASBL ont le désir de tout mettre en oeuvre afin de réunir les fonds nécessaires au développement du village de Thienel.

Emilie et Pim notent à la fin de la deuxième étape de leur carnet de bord : " Nous espérons vraiment que ce projet sera accepté comme projet principal pour les 24H de Mouscron en septembre 2007. Quand nous reviendrons en Belgique, nous ferons différentes actions en plus ( stand et concert )... nous ne pouvons pas laisser ce village dans un tel besoin ! En 2007, chaque être humain devrait pouvoir manger à sa faim et boire de l’eau potable ! "

Ce 18 janvier 07, Pim et Emilie sont arrivés au Mali par le taxi-brousse et par la pirogue, de Bakel à Kayes par le fleuve Sénégal. Demain, ce sera la route vers Bamako et Samalofira...

C’EST MAGNIFIQUE ! DIEUREDIEUF BOUBACAR ET KADHIA !

A BIENTOT POUR LA TROISIEME ETAPE A SAMALOFIRA AU MALI dans le village de Koufécou > POUR LE PROJET " Rénovation du barrage "

3 Messages de forum

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